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Une agriculture avec moins d'eau : des solutions innovantes pour protéger notre sécurité alimentaire


La semaine dernière nous vous partagions un article sur la problématique de la sécheresse et ses conséquences. Cette semaine, place aux solutions ! Nous vous proposons de redécouvrir l'article de notre dernière newsletter consacré aux solutions envisageables pour une agriculture plus sobre dans sa consommation en eau.


Entre intensification des épisodes de sécheresse qui ont impacté les usages de l’eau en France, niveaux alarmants des nappes phréatiques, pollution des eaux et des sols, la question de la préservation et du partage de la ressource en eau (quantité et qualité) est un enjeu de premier plan. D’autant que les premiers touchés sont les agriculteurs, dont la production représente presque la moitié de la consommation nationale d’eau, selon l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement.


Une solution privilégiée de contrôle de l’eau à des fins agricoles est d’installer des méga bassines, des réserves d’eau gigantesques (en moyenne huit hectares, soit une dizaine de terrains de football). Au cœur de l’actualité et des mobilisations, les méga bassines sont en réalité contre-productives, car elles participent à l’épuisement des nappes phréatiques, déjà si fragiles, et participent à l’accaparement de la ressource au profit d’un système agricole intensif. Ces réservoirs continuent donc d’alimenter un modèle agro-industriel dévastateur et inadapté aux enjeux climatiques et environnementaux.



Le Salon de l’agriculture de 2023 a présenté de nouvelles idées novatrices et technologiques, offrant d’autres options plus durables aux producteurs. Par exemple, plusieurs agriculteurs ont témoigné de l’utilité de senseurs, une machine qui permet de mesurer en temps réel l’humidité du sol. Des techniques d’arrosage au goutte-à-goutte complètent ces capteurs, en permettant d’arroser en quantité précise chaque parcelle de terre. Cette idée seule serait capable de diminuer de 30 % la consommation d’eau agricole. Si ces innovations sont encore coûteuses pour la plupart des agriculteurs, elles pourraient néanmoins être bénéfiques au vu de la multiplication des épisodes de sécheresse et des problèmes du cycle de l’eau.


Un autre agriculteur a mis en avant le recours à la « couverture végétale » : après la récolte de ses pommes de terre, il plante d’autres espèces de plantes qui protègent son sol jusqu’à la culture suivante. Ainsi, les bactéries et champignons présents dans le sol continuent d’entretenir la terre et permettent à celle-ci de rester humide. Le sol étant le premier lieu de stockage de l’eau, ce type de solution permet de diminuer l’évaporation de l’eau.


Enfin, une technique ancienne de production alimentaire durable réapparaît en France : l’aquaponie. En alliant culture de plantes et élevage de poissons, cet écosystème permet d’irriguer la végétation en circuit fermé par de l’eau venant d’un aquarium. De plus, les bactéries aérobies présentes dans le substrat modifient l'ammoniaque venant des déjections des poissons, en nutriments assimilables par les plantes.


Si ces solutions, et d’autres dans le même état d’esprit, sont encore sous-exploitées et nécessitent pour certaines des améliorations et/ou développements, elles témoignent que de réelles solutions existent pour le renouveau du milieu agricole, répondant à la fois aux besoins et aux enjeux.


Du côté des consommateurs, il est aussi essentiel de changer ses habitudes. L’eau est principalement utilisée par les agriculteurs pour produire des céréales, destinées à l’alimentation des animaux d’élevage. Par exemple, au sein de l’Union Européenne, plus de 70 % des terres agricoles sont destinées à l’alimentation du bétail. Réduire notre consommation de viande, et donc la production de viande, est un autre moyen simple et efficace pour diminuer la pression sur les ressources naturelles.

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